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Amis

Nicolas Bruneel

Message original en français, écrit le 4 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

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ll y a un an, nous perdions quelqu'un d'exceptionnel, un compagnon, un fils, un frère, un ami.

 

Fabio, tu fais partie de ces rencontres qui laissent une empreinte indélébile que le temps ne peut effacer. Tu avais cette curiosité insatiable qui te poussait à t'intéresser à tout : la physique, l'astrologie, la photographie, les voyages, la musique, l'intelligence artificielle et la robotique bien sûr mais aussi les histoires ou les anecdotes improbables de tes amis dont j’ai la chance de faire partie... (la chouette d’Or !)

 

Tu étais d'une intelligence rare, mais jamais écrasante. Tu savais transmettre, expliquer, partager avec enthousiasme. Tu avais ce mélange si particulier de rigueur et d'émerveillement, cette capacité à voir le monde comme un immense terrain d'exploration. Ton parcours en témoigne : une thèse reconnue, un travail dans l'une des entreprises les plus exigeantes au monde, franchissant une à une toutes les étapes pour y parvenir. Tu peux être fier de tout ce que tu as accompli.

 

Mais ce qui faisait de toi quelqu'un d'inoubliable allait bien au-delà de tes talents. Tu étais un ami sincère, fidèle, drôle et toujours présent. Un musicien hors pair capable de faire passer tant d'émotions sans dire un mot. Tu avais ce don de rendre les moments ordinaires extraordinaires.

 

Quand je pense à toi, beaucoup de souvenirs émergent. Ton anniversaire dans ce moulin, où nous nous étions baignés en pleine nuit. Notre week-end à Amsterdam, persuadés d'avoir trouvé des champignons hallucinogènes... qui n'en étaient finalement pas. Notre weekend chez vous à Londres, notre balade au château de Versailles, où, comme toujours, une simple promenade devenait une succession d'histoires, de réflexions et de fous rires. Ces instants paraissaient simples sur le moment. Aujourd'hui, ils ont une valeur inestimable.

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Et puis, il y avait vous deux. Dix-sept années d'un amour profond, sincère et indéfectible. Vous vous êtes choisis chaque jour, avec une fidélité et une complicité qui force l'admiration. Vous partagiez bien plus qu'une vie commune : vous partagiez la même curiosité, le même émerveillement devant le monde, le même goût pour les voyages, la musique, la photographie et toutes ces expériences qui donnent du relief à une existence. Ensemble, vous avez parcouru les routes du monde (le Japon, la Corée, le Vietnam, les Etats-Unis, l’Oman et tant d’autres), vécu des instants d'une intensité rare et construit une histoire faite de découvertes, de rires, de projets et d'amour. À vos côtés, on comprenait que le bonheur pouvait aussi résider dans cette évidence d'être deux, d'avancer dans la même direction et de se nourrir l’un de l’autre. Votre histoire est de celles qui marquent, parce qu'elle est authentique, belle et portée par un amour sans limites.

 

Fabio, tu nous manques. Tu manques à ceux qui t'ont aimé, à ceux qui ont eu la chance de croiser ta route, et tout particulièrement à celle qui partageait ta vie Cécile. Je mesure la chance que j'ai eue de vous connaître tous les deux, et d'avoir pu être témoin de votre amour inconditionnel.

 

Cécile, depuis plus de quinze ans, j'ai la chance de te connaître et de te compter parmi mes meilleurs amis. Cette année a été une épreuve immense, et nous admirons tous la force, le courage et la dignité avec lesquels tu avances jour après jour pour te reconstruire. Rien ne remplacera jamais celui que tu as tant aimé, mais sache que tu n'es pas seule. Nous serons toujours là, tes amis, ta famille pour partager les jours lumineux comme ceux qui le sont moins, pour t'écouter, te soutenir et t'aider à avancer sans jamais oublier. Parce que l'amitié, comme l'amour que vous avez partagé, continue de vivre dans les gestes, dans la présence et dans les liens que le temps ne défait pas. Tu pourras toujours compter sur nous.

 

J’ai toujours trouvé très vraie cette phrase de Victor Hugo « Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient, mais ils sont partout où nous sommes. »

Alors oui Fabio, tu seras toujours présent à nos côtés. Tu continues de vivre dans nos pensées, à travers nos rires ou le son mélodieux d’une chanson. Tu es présent dans tous ces petits instants du quotidien qui, sans prévenir, ravivent ton sourire, ton humour et cette soif de comprendre le monde qui te caractérisait si bien. 

Tu nous manques et nous continuerons perpétuellement d’honorer ta mémoire. Tu resteras dans nos cœurs pour l’éternité.

​

Nicolas

Lorraine Simon

Message original en français, écrit le 13 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

Fabio,

 

Tu sais ce même soir de juillet il y a un an, je prenais un vol pour visiter ma famille en France.

 

J'écrivais naïvement : "Gros bisous les copains je suis dans l'avion 😘😘❤️❤️".

Je pensais avoir le temps. Parce qu'on pense toujours avoir le temps...

Le temps pour aimer.

Le temps pour se disputer.

Le temps pour se quitter, puis se retrouver.

 

Je peine toujours à réaliser que tu n'es pas en voyage. Pour le travail, ou que sais-je..​

Alors parfois.

Souvent même, j'ai cette douce impression de pouvoir traverser ces quelques rues pour vous rejoindre chez vous.

D'avoir encore le temps de parfaire ma recette de crumble,

Ou de pouvoir t'écouter me conseiller sur la découpe du basilic,

De te voir sourire béatement en nous disant que non, tu n'as pas bu,

De t'entendre dire "la chienne" et maintenant, sûrement "le petit", avec ton sourire en coin,

De te faire tiquer du nez et froncer les sourcils lorsque tu n'es pas d'accord avec moi.

De t'entendre dire que tu n'as rien compris car je parle trop bas,

Et puis si j'ose le dire, de refaire des concours d'apnée où je ne peux m'empêcher de rigoler sous l'eau, à tes côtés et pour ton plus grand désespoir.

 

Sans toi, puis subitement avec le départ de Cécile, c'est un bout de notre famille montréalaise qui s'en est allé. Celle que l'on s'est construite en un rien de temps.

 

Dès ces premières secondes, lorsque mon regard s'est posé sur vous, en contrebas de chez Amanda et Duy, avec toute l'excitation de vous avoir attendus durant 17h.

 

Et durant tous ces moments privilégiés que nous avons passés ensemble. Comme lorsque vous m'hébergiez à Toronto, ou lors de votre déménagement pour Montréal.

 

Je chéris toutes ces fêtes et anniversaires qui n'étaient qu'une occasion de plus pour nous retrouver, et célébrer le temps qui passait.

​

​Aujourd'hui, je suis triste de cette année écoulée, tant tu nous as manqué. Et si j'ai mal de ton absence, j'ai d'autant plus mal pour Cécile. J'aimerais pouvoir lui ôter ne serait-ce qu'une infime part de sa peine.

 

Tu sais Fabio, tu serais tellement fier d'elle. Elle ne se ménage pas pour se confronter à ton absence. Elle te dira le contraire mais elle avance à pas de géant.

 

Certes, si bien entourée par ta soeur, son frère,vos familles, vos ami.es. Mais c'est avec elle seule qu'elle se couche, puis se réveille.

 

Vous qui faisiez tout à deux.

 

Elle dit qu'elle a pris de toi mais je pense qu'elle avait déjà beaucoup en elle.

 

Comme ce courage dans lequel elle t'abrite, qui lui permet d'avancer un peu plus chaque jour.

 

Une chose est sûre Fabio, c'est que nous ne t'oublierons pas. Merci de tout ce que tu as laissé en chacun de nous. Je terminerai en partageant cette citation de Jean Cocteau : "le vrai tombeau des morts, c'est le cœur des vivants".

 

À l'homme bon, intègre et brillant que tu as été.

 

Lorraine

Gabriel Kheradmand

Message original en français, écrit le 13 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

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Fabio,

​

Cela fait un an que tu es parti, que notre insouciance s'est envolée, que je ne peux plus t'envoyer de messages pour te dire que quelque chose probablement incohérent, anecdotique, et incompréhensible pour les non initiés m'a fait pensé à toi.

 

J'ai rêvé de toi et je sens que tu vas bien, là où tu es. Dans ce rêve tu avais l'air serein et modérément enthousiaste, comme à ton habitude.

​

Suite à ton départ, l'ordre de notre vie a été bouleversé. Nous avons pris l'habitude avec le groupe qui s'est rendu a Montréal de soirées un peu folles. Cela commence par un restau, souvent d'Asie du Sud est, puis une glace. Un classement très sérieux nous a permis de déterminer que c'était Bertillon le meilleur. Puis sur les coups de 22h, l'idée d'un karaoké est évoquée sous forme de blague, souvent par Cécile. Alice répond qu'elle avait déjà regardé 5 minutes plus tôt et qu'il y a de la place si on arrive à 22h50.

 

Nous sommes devenus des habitués du karaoké. Des professionnels. On sait quelle salle a un son pourri. La dame a l'accueil nous offre des boissons gratuites, et elle s'appelle Rachel.

 

On ne chante pas n'importe quoi. Surtout des chansons qui nous parlent, qui sont belles et qui à partir de maintenant laissent transparaître des détails sur nous n'avions jamais remarqué: Elles évoquent la perte d'un être cher, la confusion, les dilemmes.

 

Ca et Lean Back de Fat Joe avec ma danse signature.

Quand on chante, Vincent nous fait signe pour nous rappeler de chanter avec le diaphragme.

 

Ces soirées chaotiques et folles le rappellent les fêtes dans la maison de Vitry. Elles nous font nous sentir plus jeunes que nous le sommes, libres et proches les uns des autres.

 

Puis il y a eu ces occasions précieuses de voir ta sœur Sara, PA, Alessia et Elio. A boutigny, à la réunion, Et dernièrement après le congrès des pédiatres où Sara a respecté toutes les règles de déontologie sur les frais professionnels.

 

A travers eux, comme avec Alex et Razel et vos amis de Montréal, je retrouve un peu de toi. Une pièce cachée du puzzle Fabio, 2000 pièces , a faire le dessin retourné contre le sol, avec uniquement la forme des puces.

Je retrouve ton histoire, ta personnalité, nos souvenirs et je découvre aussi que tu étais plus influencé par nous autres que je le pensais. J'ai découvert ou compris que tu m'aimais peut être autant que je t'aimais.

 

Le rythme de folie s'est calmé, et même si je ne dirai pas non à un karaoké ce soir, nous avançons dans notre deuil, une expérience étrange qui nous fait prendre de la hauteur, être plus honnêtes, plus déterminés.

 

Cécile nous impressionne et nous inspire chaque jour par sa volonté et sa force de caractère, c'est une véritable battante. Victor va devenir un "Stremon" avec 3 entraînements de crossfit par semaine. Alex a fait son premier muscle up.

 

Alice et moi pensons à toi chaque jour.

 

La fin de ce discours sonne comme la narration à la fin d'un film basé sur une histoire vraie devant laquelle je me serais endormi au bout de 15 minutes.

 

En me réveillant je pose la question: "du coup c'est fini?". Ben non, ça continue.

Jérémie Boulay

Message original en français, écrit le 13 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

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Cher Fabio,

 

On dit souvent que des cendres d’un brasier renaît une forêt plus forte.

Je n’en sais rien, mais c’est ce que nous essayons tous de faire depuis maintenant un an.

 

Quand je dis « nous », je pense à Cécile, Sara, vos familles, tes neveux.

Je pense à notre auberge montréalaise qui semble bien vide, à tes amis proches et fidèles ou encore tes collègues chez qui on retrouve quelque chose de toi. Des dizaines de visages et d’histoires qui m’ont permis de te découvrir autrement, à travers leurs souvenirs et leur amour pour toi, Fabio. Nous vivions ensemble, très proches, tout en gardant chacun une certaine pudeur pour ne pas trop nous dévoiler. Des précautions futiles que je regrette aujourd’hui amèrement et qui ont bridé une amitié

grandissante qui méritait de prendre plus de place.

 

Alors je pense à tous ces moments qui n’auront pas lieu : nos grands échanges encore à venir, nos sessions de musique jamais commencées, nos vannes et nos jeux qui auraient dû devenir plus tranchants et nos loisirs qui auraient continuer à se multiplier. Et je découvre que j’ai perdu un ami qui m’apportait bien plus que je ne le réalisais.

 

Mais dans ces cendres que tu nous laisses, apprenons à chérir ce qu’elles

​ font naître. Chaque rencontre provoquée, chaque lien renforcé portent une trace de toi qu’il nous revient désormais de faire vivre. Nos rapprochements soudain nous aident mais sont aussi le début de nouvelles histoires que l’on se doit d’embrasser et d’explorer pour toi.

 

À cette amitié inachevée donc. Une amitié qui aurait dû continuer plus longtemps, mais qui continue malgré tout, autrement, à travers ceux qui restent.

 

À un de ces quatre,

 

Jérémie

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Louana Rondini

Message original en français, écrit le 13 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

Fabio, j'espère que tu penses à nous de là où tu es, car nous pensons à toi ici. Ton absence reste insensée et pourtant bien ancrée dans les âmes, dans les corps pour certain.e.s. Impossible de ne pas se demander ce qui aurait pu être vécu avec ou grâce à toi, on ne peut que s'accrocher à ces idées. 

Sache que tes proches sont d'une force et d'un courage lumineux, continue de suivre cette lumière pour nous rappeler que tu es là comme tu as déjà pu le faire, ce sont des cadeaux acceptés avec joie.

 

Impossible d'écrire à Fabio sans penser à toi Cécile ; on ne répare pas les vivants on les réassemble. Le temps est le pire ennemi mais également le meilleur allié et cette célébration plus rapide qu'anticipée car il continue de défiler. Tout comme tu continues de briller, malgré tout, ou plutôt avec tout. Tu permets de faire exister vos souvenirs et de réarranger ce puzzle qu'est la vie avec intention et amour, c'est la plus belle façon de rendre hommage à Fabio. Merci

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Mélanie Martin

Message original en français, écrit le 18 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Mélanie, une amie de Cécile. On s'est rencontrées à Dauphine et c’est grâce à Cécile que j'ai connu Fabio. 

La 1ère fois qu'on s'est vus avec Fabio, c'était au H&M de Belle Epine (pour ceux qui connaissent), je faisais les boutiques avec ma mère et je tenais dans la main des sous-vêtements en solde. Je suis tombée sur Cécile par hasard et elle m'a dit "oh mon copain est là, viens je vais te le présenter". J'ai marqué un temps d'arrêt très gênée de me retrouver face au copain de ma pote avec des soutifs dans la main...mais Fabio s'est montré très gentleman et imperturbable et n'a pas fait de remarques particulières. Déjà il avait marqué des points d'estime...et en plus de ça, il avait des origines italiennes et sortait avec une Vietnamienne… oui, décidément c'est une personne qui a du goût. 

Les années qui ont suivi ont été les plus belles années de ma vie d'étudiante et Fabio et toi, Cécile, y ont fortement contribué. 

On a vécu tant de choses (les nouvel ans, les anniversaires, les matchs de foot, le parc Astérix, le gala de Phil à Lille et surtout le road trip aux USA), tant d'occasions festives ou même parfois tristes qui m'ont permis de le connaitre et de voir à quel point c'était une personne exceptionnelle.

 

Déjà il était intelligent, sérieux et déterminé.

J'ai toujours été très admirative de son parcours, et de la passion qui l'animait dans ses recherches et ses études...peu de gens ferait d'aussi longues études surtout quand tu vois tes potes commencer à gagner leur vie à côté. Mais j'ai vu sa détermination le jour où on s'est baladés dans le campus de Google durant notre road trip aux USA. Il savait déjà au fond de lui que c'était là son objectif : apporter sa pierre à l'édifice dans ces nouvelles technologies à venir.

 

 

Puis, il était drôle. 

Derrière ce côté intello, il pouvait monter dans les arbres, se moquer gentiment de ses amis avec toujours ce sourire en coin, et un rire communicatif…ou leur faire boire une bouteille d'huile en faisant croire que c'est de la bière. 

Il était surtout gentil, attentionné envers ses amis et surtout envers notre Cécile et tellement généreux dans ces sentiments et ses discussions.

Parfois je me dis que cette gentillesse, cette attention et cette générosité est vraiment l'ADN de cette bande de potes d'Epin. Une solidarité à toute épreuve et un amour fraternel fort !

 

Je garde tous ces souvenirs précieusement en moi !

 

Mais savoir que nous n'aurons plus l'occasion de vivre ces moments de partage est un déchirement. 

Savoir qu'il est parti si soudainement et de cette façon est une injustice. Lui qui avait tant à offrir encore et tant à vivre.

Savoir que le temps continue malgré tout d'avancer est une punition.

Fabio, tu nous manques !

 

 

Cécile, je veux faire un petit mot aussi pour toi : te dire à quel point Fabio serait fier de toi, à quel point nous aussi on est fiers de toi, fiers de la force que tu fais preuve pour ne pas laisser tomber, de t'accrocher et de toujours essayer d'avancer pour te reconstruire.

Tu as fait preuve d'un tel courage jusqu'à présent. Continue, ne t'arrête pas. Nous serons là pour toi à chaque instant. Je serai là pour toi. 

 

Mel

David Salmon

Message original en français, écrit le 17 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

Mon cher Fabio, 

Un sentiment étrange grandit en moi ces jours-ci, car cela fait bientôt un an jour pour jour que tu es parti. 

C'est encore complètement irréel car nous nous voyions de manière si espacée ces dernières années que ce "laps de temps" depuis notre dernière rencontre serait à peu près normal...

J'en ai beaucoup voulu à la vie cette année, qu'elle t'ait enlevé à nous de cette manière. 

Je me suis beaucoup posé cette question: Pourquoi? 

Et bien entendu, c'est une question qui restera sans réponse, mais je peux cependant répondre à un autre  "Pourquoi".

Pourquoi ai-je tant de beaux souvenirs avec toi ? Pourquoi me manques-tu comme ça ?

Parce que quand je pense à Fabio, je pense à nos dernières conversations sur la vie, à toutes ces blagues depuis tant d'années, à Super Grave, à Bim Bam Boum, à Dream Theater et Gun's and Roses, aux batailles d'algues et de sable à Luc-sur-Mer, à ces interminables soirées à Vitry, quand on allait sonner aux portes et qu'on s'enfuyait en courant, à Londres, au Bureau des Légendes, à ce dernier nouvel an avec le Molki et le jacuzzi, à ton sourire narquois et ton air taquin pour tout et n'importe quoi, parce  que Fabio pour moi, c'est tout cela pêle-mêle, et que c'est en moi, pour toujours.

Philippe Inthavong

Message original en français, écrit le 16 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

Lorsque tu es parti, le temps s’est suspendu.

Nous nous sommes tous rassemblés pour te dire un dernier au revoir.

Puis, en un instant, une année s’est écoulée.

La marche du monde n’attend pas, elle nous a vite rappelés à l’ordre.

Chaque jour qui passe, nous changeons un peu, nous restons les esclaves du Temps.

Mais les souvenirs que nous gardons de toi, eux, se sont à jamais cristallisés.

Nous ne t’oublions pas, Tu nous manques.

Thomas Khau

Message original en français, écrit le 17 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

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Fabio,

 

Cela fait déjà un an que tu nous as quittés tragiquement, et pourtant, ton souvenir reste profondément vivant.

 

Je repense souvent au début de notre histoire, quand on se connaissait au lycée, en première et en terminale, à Épin, en France. À l’époque, je te côtoyais surtout à travers Cécile. Je me souviens de ton talent pour la musique, de ton univers à toi, de tes vidéos gores aussi, qui faisaient partie de ton identité et de ta créativité. Même jeune, j’ai toujours eu une image très positive de toi. Tu étais sérieux, bien élevé, posé, avec quelque chose de profondément respectable.

 

Avec le temps, j’ai découvert une autre facette de toi : ton ambition. Je l’ai particulièrement ressentie en 2016, lorsque je vous ai rendu visite à Londres, pendant que tu y faisais ta thèse. Je t’ai vu avancer avec détermination, construire ta vie avec Cécile, poursuivre tes objectifs, et déjà chercher à devenir meilleur.

 

Mais je crois que c’est surtout lorsque vous avez déménagé à Toronto que j’ai vraiment appris à te connaître. Là-bas, notre relation est devenue plus naturelle, plus simple, plus proche. J’ai découvert ta bienveillance, ton sérieux, ton sens de l’accueil, et cette ambition que nous partagions tous les deux : celle de toujours vouloir progresser, dans le travail, la santé, le sport, les finances, et surtout dans cette quête de devenir la meilleure version de nous-mêmes.

 

Je suis très heureux d’avoir pu me rapprocher de toi au Canada. Ton amitié était simple, sincère et naturelle. Je sentais ta générosité, ton cœur pur, ta volonté d’aider les autres. Je me souviens notamment de ce moment où tu m’avais invité à manger dans les bureaux de Google, et où tu avais pris le temps de me conseiller dans mes doutes de carrière. Ce n’était pas juste une conversation. C’était une preuve de ta présence, de ton écoute, de ta capacité à être là pour les autres.

 

Je suis reconnaissant d’avoir eu avec toi des discussions profondes, surtout ces dernières années. Nous avions tous les deux quitté nos familles, nos amis, nos repères, à la recherche de notre bonheur. Nous savions ce que cela voulait dire de traverser des frontières, de prendre des risques, de construire une vie ailleurs, sans avoir peur des montagnes à gravir. Dans ce parcours, j’ai découvert en toi une très belle personne, quelqu’un sur qui je pouvais compter. Et ce sentiment était naturel.

 

Il y a un an, j’ai vu l’impact immense que tu avais eu sur tant de vies : tes amis d’enfance, tes collègues, ta famille, Cécile, et toutes les personnes que tu as pu sauver après que tu nous ai quitté. Cela m’a profondément bouleversé. Mais au milieu de la tristesse, j’ai aussi ressenti une immense fierté et beaucoup d’honneur d’avoir pu te connaître, partager des moments avec toi, et faire partie, même très modestement, de ton histoire.

 

Où que tu sois aujourd’hui, j’aimerais que tu saches que tu as marqué des vies. Tu en as même sauvé. Tu as laissé derrière toi de l’amour, des souvenirs, de l’inspiration et une trace qui ne disparaîtra pas.

 

Je suis certain que tu as vécu une vie remplie d’amour, d’émotions, de défis, de voyages, d’ambition et de sens. Une vie trop courte, injustement trop courte, mais une vie qui a compté. Profondément.

 

Merci pour ta bienveillance. Merci pour ton exemple. Merci pour les discussions, les conseils, les souvenirs et la personne que tu étais.

 

Je suis triste que tu ne sois plus là, mais je suis fier et honoré de t’avoir connu.

 

Avec toute mon affection,

 

Thomas

Catherine Yu

Message original en français, écrit le 18 juillet 2026​​​​​​​​​​​​​​​

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Cette photo est l’un des meilleurs souvenirs que je garde de Fabio : après avoir passé une soirée entière dans le blizzard canadien,  le soulagement d’avoir retrouvé Suna le lendemain a vite fait place à la joie et le bonheur d’être tous ensemble.

J’étais en binôme avec Fabio lors de cette fameuse soirée de blizzard et malgré l’inquiétude, ce sont tant de facettes de lui que j’ai pu à nouveau admirer chez lui : son calme et sa logique très cartésienne dans la conduite des recherches, sa persévérance sans faille, son humour malgré l’angoisse de la situation, sa bienveillance à me demander toujours si je n’ai pas trop froid avec ma cape d’hiver parisien dans le blizzard canadien (tout en se moquant gentiment de moi de ne pas être venue plus équipée), son sens de l’hospitalité en me décrivant tel un guide touristique les endroits que nous traversions dans notre zone de recherche (les dessous de l’autoroute et la zone industrielle), son agilité physique lorsqu’il a fallu « capturer » Suna qui jouait à cache cache dans ce terrain privé au bord de la rivière lorsqu’il lui a bondi dessus pour l’attraper malgré des nuits très courtes et pleines d’anxiété, et enfin toute la tendresse qu'il avait pour Suna et surtout le soutien infaillible pour ma Ceciloute qui se rongeait jusqu’au sang. 

​

C’est à ce Fabio multi-facettes que je pense aujourd’hui en ce jour si triste, mais qui me rappelle combien je suis fière d’avoir connu un homme aussi admirable.

Alice Lor

Message original en français, écrit le 16 janvier 2026​​​​​​​​​​​​​​​

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Je garde de Fabio la représentation de l’expression « Si on veut, on peut ». Il a toujours trouvé les ressources pour réussir ses projets, la thèse à l’Imperial College de Londres, les stages chez DeepMind, le stage au Japon, l’emploi chez Google DeepMind au Canada.
Il m’impressionnait beaucoup, sans pour autant être prétentieux. Je ne connais personne d’autre qui ambitionnait d’intégrer Google.
Je trouvais qu’il avait plein de talents dans divers domaines. Il était bon dans tout, la guitare, le bricolage, la cuisine, le sport.

Il avait le sens de l’aventure et voulait visiter un maximum de lieux pendant les voyages.
Je me souviens durant le week-end d’anniversaire des 30 ans de Gaby, il voulait aller visiter le château de Chenonceau proche du Airbnb qu’on avait loué. La soirée avait terminé tard et le lendemain matin, personne ne s’était finalement réveillé à temps pour aller visiter le château, ce qui avait provoqué une certaine déception chez Fabio.

Il y avait aussi une certaine forme de tendresse et d’attention chez Fabio, que j’ai encore plus remarqué dernièrement.
Quand Gaby lui a demandé d’être son garçon d’honneur, j’ai vu son émotion, tout en retenue. Il était content d’avoir ce rôle. J’ai compris aussi à quel point Gaby était important pour lui et ça m’a fait chaud au cœur.
Une autre fois, il nous avait apporté un bouquet de fleurs cueillis dans son jardin à Vitry et j’ai été très touchée par cette attention.

C’était quelqu’un avec un humour délicat et quelque fois taquin, qui aimait placer ses jeux de mots subtilement trouvés, avec son sourire en coin et une forme d’espièglerie dans les yeux.
Et des fois, il y avait des moments drôles involontairement.
Comme cette fois où avec Gaby, ils riaient des paroles de Gibert Montagné et pensaient qu’il avait une prononciation particulière du mot « soleil », avant de savoir qu’il chantait « Sous les sunlights des tropiques » et non « sous les soleils (prononcé solaï) des tropiques ». Ce souvenir continue de me faire rire.

On ne peut parler de Fabio sans parler de Cécile et de leur couple.
Chacun avait une influence positive sur l’autre et c’est ce qui les a fait évoluer. Fabio qui poussait Cécile dans ses retranchements, Cécile qui apportait sa douceur à Fabio.
J’ai toujours cette impression que rien ne leur est impossible lorsqu’ils sont ensemble. Pour preuve, leur déménagement de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada pour s’y installer et démarrer une nouvelle vie.
Nous avions quelques similarités dans nos couples. Par exemple, c’est plutôt Cécile et Gaby qui prennent des nouvelles des amis, de la famille. Fabio et moi étions plutôt taquins envers nos compagnons.
Ils seront toujours un modèle pour nous.

Avec Gaby, nous avons fait notre premier voyage après notre mariage, à Montréal pour rendre visite à Cécile et Fabio, en juin 2025.
Nos amis nous avaient prévu un week-end dans un chalet au bord d’un lac dans les Laurentides à notre arrivée, avec au programme, kayak ou pédalo sur le lac, barbecue, jeux de société. Une véritable immersion dans la vie à la canadienne.
Ils nous ont aussi fait découvrir leur vie à Montréal, l’appartement qui m'avait émerveillée et dans lequel j’ai pu les voir tellement heureux, les cafés de la ville, le comedy club québécois. Ils nous ont emmené au Ritz pour un brunch délicieux, au Mont Royal et ses nombreuses marches pour arriver au belvédère et découvrir la ville vue d’en haut. Nous avons aussi été voir le Grand Prix de Formule 1 au Parc Jean Drapeau.
Fabio nous a fait découvrir l’expérience d’une séance de cinéma premium, avec larges sièges confort et service à la place.

Gaby m’avait réservé une surprise et avait mis nos copains dans la combine. Nous avions rendez-vous avec Cécile et Fabio pour dîner, à l’autre bout de Montréal, au terminus d’une des lignes de métro.
Finalement, il n’y avait pas eu de dîner car c’était un concert de James Blunt que Gaby nous avait prévu.
Je me suis souvenu en rentrant après le concert que Fabio avait eu ce petit sourire en coin la veille quand on s’est donné rendez-vous, un peu comme s’il avait quelque chose à cacher.

Nous avons eu aussi des fous rires, avec la reconnaissance vocale sur Youtube qui n’a pas compris « twenty twenty-four » mais plutôt « Tony tony fort » ou à la piscine lorsque les garçons chantaient une chanson sous l’eau et devaient deviner de quelle chanson il s’agissait.
Je me suis dit en voyant Gaby et Fabio à la piscine, qu’on dirait deux enfants qui partagent les mêmes délires, les défis un peu enfantin et que Fabio est un des rares à comprendre les délires de Gaby et à se lancer avec lui. Ca m’a rappelé les années au lycée.

J’ai adoré passer du temps avec Cécile et Fabio lors de ce voyage. Je mesure encore plus aujourd’hui, la chance que j’ai eu d’avoir pu partager ces moments avec eux.
Je garderai ces souvenirs précieusement dans mon coeur, comme un trésor, le souvenir d’une période de ma vie pleine d’insouciance.


Fabio,
Il m’est toujours difficile d’intégrer que la vie s’est arrêtée pour toi, depuis déjà 6 mois, tant ça me paraît toujours aussi surréaliste.

Je suis extrêmement reconnaissante pour tout ce que tu nous as apporté par ta personnalité, ton intelligence, ta connaissance et pour tous nos souvenirs.
Grace à toi, nous continuons d’apprendre de nous-mêmes, à nous écouter, à exprimer nos émotions, à profiter de la vie car tu nous apprends qu’elle peut s’arrêter à tout moment, à profiter de nos amis, de nos familles, à leur dire qu’on les aime, à profiter encore plus des petites choses de la vie.

Si tu es là-haut quelque part, continue de veiller sur Cécile, sur ta famille et sur nous.
Tu seras toujours dans nos pensées et dans notre coeur. Tu nous manques.

Et si ton chemin croise à nouveau la Terre, je suis sûre que tu continueras à apporter à ce monde ton intelligence et ta vision.
Au revoir mon ami  

Émilie Sanchez

Message original en français, écrit le 31 décembre 2025​​​​​​​​​​​​​​​

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Ce qui m’a toujours profondément marqué chez Fabio, c'était sa curiosité et sa capacité à s’intéresser sincèrement à tout et à tout le monde, malgré nos différences.

Je repense souvent à ce voyage à Londres en 2017, lorsque Cécile et Fabio nous ont accueillis avec une générosité incroyable, alors que nous nous connaissions à peine.

Fabio m'impressionnait beaucoup par son intelligence et son ambition, et pourtant, c’est précisément lors de ce week-end, ponctué de rires et de partage, que j’ai compris que nous n’étions finalement pas si différents.

Dans sa joie de recevoir, son implication à mettre tout le monde à l’aise, son attention à ce que personne ne manque de rien, ses blagues et taquineries, Fabio révélait déjà ce qui le définissait le mieux : une générosité sincère, un profond souci du bien-être des autres et une positivité sans faille. L’intérêt qu’il portait à ma vie, à mes ambitions, à mes émotions, alors même qu’il m’impressionnait tant, a ouvert la voie à une amitié forte, vraie et évidente.

Très vite, nous avons partagé bien plus...

Les soirées à Vitry, où chaque fois une nouvelle folie marquait l'évènement : l’escalade dans les arbres, les feux d’artifice tirés depuis le jardin familial au Nouvel An, les cocktails créatifs...

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Les soirées sur Paris où Fabio débordait là aussi d'imagination comme la fois où il voulait nager dans la Seine en pleine nuit.Les week-ends entre amis, les rires, les projets, les souvenirs...

Les nombreux témoignages laissés ici montrent à quel point Fabio a marqué nos vies. Il laisse derrière lui une empreinte profonde, faite de curiosité, de générosité et de liens sincères. Une empreinte qui, pour chacun d’entre nous, continuera de vivre éternellement.

Fidèle à ce qu'il était, continuons d'ouvrir nos coeurs et de faire de chaque moments de partages quelque chose de vrai. Je garde en mémoire son sourire franc et sa joie de vivre, qui donnaient à tout le monde envie d'aller vers lui.

 

Mes pensées vont à ma tendre amie Cécile, à la famille de Fabio, aux copains, ainsi qu'à tous ceux qui ont eu la chance de le connaitre.

Fabio, je te fais la promesse de ne jamais lâcher la main de Cécile et des copains, de toujours les tirer vers les hauts et de leur dire que je les aime.

Tu nous manques ❤️

Dominique Del

Message original en français, écrit le 17 janvier 2026

Je ne connaissais Fabio qu’à travers toi. Tes photos, tes si beaux textes. Vos voyages étaient remplis d’amour, de découvertes qui resteront gravés au plus profond de toi dans ton cœur. Je pense fort à toi et je sais qu’il veille sur toi pour que ta vie soit douce malgré son absence. En parcourant les hommages je réalise que c’était une belle personne qui t’a tellement apporté.
Il t’aidera à regarder le soleil te réchauffer de nouveau car ce que vous avez partagé était beau et vous partagiez un amour sincère de la vie.

Je t’embrasse fort Cecile   

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